Une ambiance de campagne délétère dans le 12e

C. B. - ©2008 20 minutes

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Après l'affaire du logement social de Michèle Blumenthal, maire et candidate PS du 12e arrondissement, c'est au tour du candidat UMP, Jean-Marie Cavada, d'être au coeur de la polémique. Il est accusé par la gauche de ne « pas avoir réagi », mercredi dernier lors d'un café politique, à des propos « diffamatoires », selon elle, tenus par le journaliste Yvan Stefanovitch et que relaient une vidéo sur Internet. L'auteur de Bertrand le magnifique, enquête au coeur du système Delanoë affirme notamment qu'à Paris « les associations qui reçoivent le plus de subventions, curieusement, ce sont les associations à coloration juive ». Une manière pour la municipalité, selon lui, de s'attirer « le vote de la communauté juive », très implantée dans cet arrondissement.

Hier le Conseil représentatif des institutions juives et l'Union des étudiants juifs de France ont dénoncé des paroles « antisémites » et regrettent que « Jean-Marie Cavada ne soit pas intervenu pour les dénoncer ». Stefanovitch, interrogé par 20 Minutes, nie avoir eu des mots antisémites : « Le fond du problème, c'est qu'il y a quelque chose de tabou autour de ce vote ». Il s'agit de « la polémique d'une gauche en campagne », a relevé Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, soulignant toutefois que ces propos étaient « choquants ». L'entourage de Cavada, qui n'a pas souhaité s'exprimer, a indiqué que le candidat UMP se désolidarisait de ces propos, mais n'avait pas à « donner des leçons à Yvan Stefanovitch, qui avait perdu ses parents dans un camp de concentration ».

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