Rachida Dati essaie de convaincre les électeurs du 7e

Sophie Caillat - ©2008 20 minutes

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Avec les rumeurs de liste dissidente à l'UMP, le 7e arrondissement a frôlé le « syndrome Neuilly » cette semaine. Finalement Christian Le Roux, premier adjoint au maire Michel Dumont, a renoncé à présenter sa propre liste. Le maire sortant lui-même aurait reçu des appels de militants UMP pour se lancer dans la course, comme Arnaud Teullé à Neuilly, mais il n'y a pas répondu. Deuxième sur la liste UMP, il forme un tandem avec Rachida Dati, et pourrait d'ailleurs se retrouver maire de nouveau, puisque « la décision sera prise après les élections » selon l'intéressé. Hier, un sondage est venu conforter la ministre candidate : selon l'Ifop, elle est créditée de 46 % au premier tour, et de 60 % au second face à la socialiste Laurence Girard. Loin tout de même des 75 % de Sarkozy au second tour de la présidentielle.

Sur le marché de la rue Cler, hier matin, Rachida Dati recevait de nombreux encouragements à résister aux attaques verbales, parfois racistes, dont elle avait pu être la cible. Mais en aparté, de vieilles dames en manteau de fourrure, confient ne pas soutenir le « parachutage » de la ministre de la Justice, et ne pas avoir l'intention de lui donner leurs voix. « Elle est là pour prendre le siège de député en 2012 », anticipent certains.

A droite, plusieurs autres listes totaliseraient 6 % des suffrages. Empêchant ainsi la liste UMP de gagner au premier tour et de récupérer le cinquième siège de conseiller de Paris, concédé à la gauche en 2001. Laurence Girard, candidate de la liste PS-PC-MRC-PRG espère le conserver, mais tout dépendra de l'attitude du MoDem au second tour. Créditée de 17 % au premier tour, Véronique Delvolvé, venue de l'UMP, incarne l'alternative de centre-droit à Rachida Dati.

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