«Pas besoin des Verts et du PRG pour battre Le Pen»

MUNICIPALES Gérard Dalongeville, maire (divers gauche) d'Hénin-Beaumont et candidat à sa succession...

Recueilli par Vincent Vantighem

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Gérard Dalongeville, maire (divers gauche) d'Hénin-Beaumont et candidat à sa succession.

Les Verts et les radicaux de gauche viennent de renoncer à s'inscrire sur une liste d'union. Dans quel état d'esprit êtes-vous?

Je suis serein et de plus en plus confiant quant aux résultats des municipales. Les Verts et le PRG se sont isolés. Je préfère penser au PS, au PC et au MRC qui ont signé cet accord.

Mais face à la menace du Front National, une gauche unie n'aurait-elle pas eu plus de poids?

Je n'ai pas besoin d'eux. Ils ont quitté la liste car notre accord ne leur prévoyait pas de poste à la communauté d'agglomération. Ce sont des raisons de quincaillerie. Cela n'avait aucune importance.

Si cela n'avait aucune importance, pourquoi n'avez-vous pas renoncé vous-même aux postes à la communauté d'agglomération ?

Ce sont des choses dont on aurait pu discuter plus tard. Et puis, l'accord prévoit de respecter le travail du maire sortant.

Un maire sortant que plusieurs personnalités de gauche aimeraient voir «placé sous tutelle»...

Ça veut dire quoi? Que je peux être réélu à condition de ne servir qu'à couper les rubans d'inauguration? Cela ne m'intéresse pas. Une fois encore, je n'ai pas besoin d'eux pour battre Marine Le Pen.

Elle a tout de même recueilli près de 45% des voix aux dernières législatives...

Les législatives ne sont pas les municipales. Je suis très serein. Tout ça portera ses fruits. Peut-être même dès le premier tour.