Val-de-Marne: la droite part divisée à la reconquête

MUNICIPALES L'UMP lorgne sur les villes communistes du Val-de-Marne mais doit faire face à une multitude de candidatures...

Magali Gruet

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Les candidats de droite ont les villes communistes dans le collimateur. Michel Herbillon, chef de l'UMP dans le Val-de-Marne, estime que les communes PCF de Champigny-sur-Marne, Choisy-le-Roi et Vitry-sur-Seine sont «à bout de souffle», et rappelle à loisir le score de Marie-George Buffet dans le département - 3% - lors de l'élection présidentielle. «Si ces villes sont encore communistes, c'est parce qu'elles sont sous perfusion du conseil général, communiste également», argumente-t-il.

Mais le pari est loin d'être gagné. A Champigny, un candidat UMP compte se présenter face au candidat «officiel» du parti. La confusion règne aussi dans certaines villes de droite, où l'UMP doit faire face à des candidats dissidents. C'est le cas à Joinville-le-Pont, qui a deux candidats de droite, ainsi qu'à Nogent-sur-Marne et Saint-Maur-des-Fossés, qui réussissent la performance de présenter trois candidats UMP ou ex-UMP.

A Villeneuve-Saint-Geor­ges, le désistement du maire PRG sortant Roger-Gérard Schwartzenberg est vu comme une aubaine par l'UMP, qui a des rêves de reconquête.

A gauche, le PS compte récupérer les villes perdues lors des dernières échéances pour cause de divisions. Le parti pense à Villeneuve-le-Roi, perdu en 2001, où la gauche «présente enfin une liste de rassemblement». Il est aussi question de Villiers-sur-Marne, passée à droite en 1995, où les récents résultats nationaux plaident en faveur de la gauche. Mais il y a surtout Boissy-Saint-Léger, détenue par l'UMP en 1995 : «Une ville difficile car divisée, où il y a une part importante d'électeurs de gauche», de l'aveu même de l'UMP.