Juppé s'autosatisfait de son bilan vert

MUNICIPALES A BORDEAUX Alain Juppé a présenté hier en conseil municipal le bilan de « la charte municipale de l'Ecologie urbaine », adoptée en janvier 2007...

Sophie d'Ambra

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Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995, met en garde contre "les amalgames de la repentance ou les compromissions de la +realpolitik+", en réponse aux déclarations du chef du quai d'Orsay Bernard Kouchner évoquant "une faute politique" de la France au Rwanda.
Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995, met en garde contre "les amalgames de la repentance ou les compromissions de la +realpolitik+", en réponse aux déclarations du chef du quai d'Orsay Bernard Kouchner évoquant "une faute politique" de la France au Rwanda. — Pierre Andrieu AFP/Archives

C'est avec un certain satisfecit qu'Alain Juppé a présenté hier en conseil municipal le bilan de « la charte municipale de l'Ecologie urbaine », adoptée en janvier 2007. Sur les douze actions prioritaires, huit ont été réalisées l'année dernière, dont la création d'un éco-site avec les serres du jardin botanique et la réduction de 5 % de la consommation d'énergie par les services municipaux. « Il faut maintenant poursuivre cette action et sortir des limites des services municipaux pour nous adresser à tous les Bordelais », a expliqué Alain Juppé. Il souhaite ainsi qu'un « agenda 21 » de la ville, sorte de bible du développement durable, soit prochainement adopté. Celui-ci comportera quatre grands thèmes : se déplacer autrement (avec notamment le développement du ramassage scolaire à pied) construire autrement, consommer autrement et s'informer.

Le maire UMP a aussitôt été brocardé par l'opposition. Jacques Respaud, le leader socialiste, a ainsi souligné « qu'il y a un an », le maire n'avait encore rien fait en matière de développement durable. « Vous auriez dû commencer lors de votre élection en 1995 », a-t-il lancé, soulignant le manque « d'exemplarité, de volontarisme et de moyens » de sa politique en matière d'Ecologie. De son côté, l'élu Vert Pierre Hurmic a pointé que ce « petit état des lieux manquait d'ambition pour une ville comme Bordeaux ». « Pour deux mandatures, c'est un bilan bien maigre », a-t-il conclu.