Villeurbanne dans le viseur de l'UMP

MUNICIPALES Deuxième commune de l'agglomération lyonnaise, la ville est un bastion de gauche...

Dalya Daoud

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Villeurbanne, deuxième commune de l'agglomération lyonnaise, est un bastion de gauche. Henry Chabert (UMP), ancien bras droit de Michel Noir à la mairie de Lyon, a pu le mesurer aux dernières législatives, sonné d'avoir été distancé de 3.000 voix par la candidate PS Pascale Crozon.


Pour les municipales, l'ancien adjoint de Raymond Barre, de retour en politique après une condamnation pour recel d'abus de bien sociaux en 2001, pense avoir ses «chances». Et mise sur la volonté de changement. Il a véritablement lancé sa campagne cette semaine en dévoilant sa liste Villeurbanne à tout Coeur et son programme, très axé sur son dada : l'urbanisme. Chabert présente déjà des esquisses d'architectes et veut lancer un signe urbanistique fort dans la seconde partie des Gratte-Ciel. Un défi lancé à Jean-Paul Bret, maire PS depuis 2001, lui aussi passionné d'architecture.

Mais le maire socialiste a décidé de revêtir l'habit du candidat tranquille. Il affiche une certaine assurance, avec un bilan qui «contente quand même beaucoup de Villeurbannais». Et prévoit pour cette campagne de «continuer à rester lui-même». Il a cependant renouvelé ses listes, plus largement ouvertes à la société civile et à la diversité. Dans cette ville multiculturelle, le centre aura son candidat, Richard Moralès, ancien radical de gauche. Très bien implanté, le représentant du MoDem renvoie les deux hommes dos à dos : Chabert le «parachuté» et Bret, «élu à Villeurbanne depuis 1977».