Moins nombreux, mais mobilisés

P. Wendling

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La fièvre de la présidentielle est retombée. Alors qu'ils avaient été nombreux à participer aux débats lors de la dernière élection du chef de l'Etat, les jeunes semblent moins intéressés par les échéances municipales strasbourgeoises de mars. «Pour l'instant, leur intérêt est moindre, expliquait hier Mathieu Cahn, premier secrétaire fédéral du PS 67. La campagne n'a pas totalement commencé et la couverture médiatique, surtout télévisuelle, est encore assez réduite.» Moins visibles sur le terrain, les jeunes se sentent pourtant concernés par le scrutin, selon lui. «Aujourd'hui, ils sont moins sensibles aux réunions publiques ou aux tracts. Ils le sont plus aux blogs ou à Facebook.»


Autre constat du responsable socialiste: «Les jeunes s'engagent plus sur des thématiques et des valeurs que pour une idéologie comme il y a trente ans.» Une analyse que semble partager Eric Schultz, responsable de la campagne municipale des Verts: «Il y a eu des moments forts de repolitisation de la jeunesse avec, entre autres, le CPE. Mais on a souvent du mal à garder les jeunes dans un parti, précise-t-il. Le militantisme a évolué et se rapporte désormais plus à des thèmes.» A écouter les jeunes déjà investis dans la campagne, leurs préoccupations tourneraient principalement autour de la vie étudiante et nocturne. D'ailleurs, les jeunes de sa formation remettront la semaine prochaine à Fabienne Keller, maire UMP sortante et candidate déclarée, un livre blanc sur ces deux sujets.