Des politiques du logement radicalement différentes

MUNICIPALES Le dossier de l'habitat est l'un des points de clivage les plus forts entre les deux principaux candidats à la Mairie de Paris...

M. G.

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Le logement à Paris est l'un des enjeux de ces municipales.
Le logement à Paris est l'un des enjeux de ces municipales. — DR

Le dossier de l'habitat est l'un des points de clivage les plus forts entre les deux principaux candidats à la Mairie de Paris.

Hier, Bertrand Delanoë a d'abord proposé de créer un dispositif pour désengorger le parc social parisien : une aide, accordée aux ménages qui occupent une HLM de plus de trois pièces, leur permettant d'accéder à la propriété dans le parc immobilier privé. «Contrairement à l'UMP, je ne souhaite pas leur vendre leur HLM, dont nous avons besoin», a expliqué le candidat PS. Il souhaite aussi instaurer une aide à la caution pour ceux qui désirent louer et promet d'éradiquer l'habitat insalubre en trois ans, promesse de 2001 qui n'a été tenue qu'à 80%. Mais son plus grand point de clivage avec l'UMP reste ses projets de création de logements sociaux. Il parle d'en «financer» 40.000 en six ans, à travers 13.000 logements neufs, mais aussi en achetant beaucoup d'immeubles anciens, vides ou habités, qui intégreront petit à petit le parc social.

A l'UMP, le vocabulaire diffère, et l'on parle de «construire» 24.000 logements, dont 12.000 logements sociaux. «Bertrand Delanoë préempte des immeubles habités très chers, ce qui ne résout pas la crise du logement dans l'immédiat», estime Pierre-Yves Bournazel, porte-parole de Françoise de Panafieu. La candidate UMP avance la construction de 6.000 logements intermédiaires «pour les classes moyennes» et 6.000 en accession à la propriété, des catégories absentes du programme de Delanoë.