Le doublement de l'A9 sur la bonne voie

Navina Kaden

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Le chantier d'envergure du doublement de l'A9 va démarrer à la mi-2013, pour une entrée en service fin 2017. « On débute par les premiers ouvrages d'art », explique Salvador Nunez, directeur des opérations des Autouroutes du sud de la France (ASF). Des travaux devenus incontournables pour ce dernier. « Aujourd'hui, 105 000 véhicules par jour, dont 20 % de poids lourds, empruntent l'autoroute », précise-t-il.

« Pas une partie de plaisir »
Pour remédier à ce réseau saturé, l'ASF investit plus de 640 millions d'euros pour créer l'A9b. Le projet consiste à construire un tracé totalement nouveau de douze kilomètres, et à doubler la voie actuelle sur neuf kilomètres entre Baillargues et la sortie est de Montpellier, ainsi que sur quatre kilomètres entre Montpellier ouest et Saint-Jean de Védas. Pour Salvador Nunez, c'est un défi de taille à relever. « Le challenge va être de réussir la meilleure intégration possible avec les autres projets d'aménagement du territoire et, notamment, la construction de la nouvelle ligne à grande vitesse entre Nîmes et Montpellier », estime le directeur des opérations. Mais pour l'instant, il faut encore acquérir le territoire. Au total, il faut trouver au moins 180 hectares. « Le temps nous est imparti, ce qui ne laisse que peu de place aux négociations, concède Salavador Nunez. L'expropriation de certains terrains n'est pas une partie de plaisir. Mais nous avons réussi, pour la plupart des dossiers, à trouver un accord à l'amiable. »

reconnu d'utilité publique en 2007

En 2007, le ministre des Transports de l'époque, Thierry Mariani, avait déclaré le doublement de l'A9 d'utilité publique. La création de l'A9b a pour objectif de séparer le trafic de desserte du trafic de transit. Son coût est estimé à « 642,5 millions d'euros financés par ASF », selon le directeur des opérations.