Montpellier-Rio, la belle histoire

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Montpellier et Rio viennent de se jumeler, au sommet de la Terre Rio + 20. Mais l'histoire entre les deux villes remonte à bien plus loin, puisque c'est un Montpelliérain, Auguste Comte (1798-1857), qui est le père de la devise inscrite sur le drapeau du Brésil: « Ordem e Progresso ». Eduardo Paes, le maire de la deuxième ville du Brésil (6,1 millions d'habitants), a souhaité multiplier les échanges avec la capitale héraultaise, pointée comme modèle en termes d'urbanisme durable, de recherche et de santé. « Cela ne peut qu'être bénéfique quand on sait que le Brésil manque de médecins », se réjouit Inês Ferreira, présidente de l'association Senzala et membre d'une communauté brésilienne estimée à 400 personnes à Montpellier. Hélène Mandroux, maire de la ville, a proposé d'envoyer de jeunes médecins à Rio. Au-delà des ponts culturels (festivals) et sportifs, ce jumelage se veut riche en contenu. « Rio peut apporter son savoir-faire en gestion pacifique de la violence et au niveau de l'aménagement des plages», selon Inês. La belle histoire continue.