Le mauvais temps douche la saison des paillotes

christophe castieau
— 
La plage de La Voile Bleue, désertée.
La plage de La Voile Bleue, désertée. — christophe castieau / 20MINUTES

   Comme le ciel, les patrons des paillotes font grise mine. « C'est un début de saison extrêmement difficile », confirme Joël Ortiz, le patron de La Voile Bleue, bar-restaurant branché du Grand Travers pouvant accueillir jusqu'à un millier de personnes sur 500 m². « Ça fait un mois et demi qu'on n'a personne : c'est catastrophique », poursuit-il, rappelant que le chiffre d'affaires des paillotes se joue sur une période très courte, légalement du 1er avril au 30 septembre. 

 « On travaillera 

 quand le soleil sortira »
Une petite quinzaine de ces commerces se répartissent sur le littoral montpelliérain et, partout, le discours est le même. « On n'a rien fait en avril, début mai était prometteur mais depuis plus rien », selon Frédéric Château, gérant du Carré Mer, pointant, mardi midi, une douzaine de couverts quand le restaurant des Pourcel peut en servir près de 300 les grands jours. « On compense un peu avec les groupes qui avaient réservé, précise-il. On sait qu'on travaillera quand le soleil sortira. » Sandie Porret est justement responsable des séminaires à La Voile Bleue mais, pour elle, « cela ne compense absolument pas le manque à gagner. » Les rentrées de l'établissement de Joël Ortiz ont chuté de 50 % par rapport à l'an dernier, mais pas les investissements. « On va avoir de gros problèmes de trésorerie cet hiver et ça sent le licenciement de 4 ou 5 salariés sur les 8 permanents », confie-t-il, alors que les prévisions météo ne sont guère encourageantes. Il emploie habituellement 40 à 70 saisonniers qui, pour beaucoup, avaient signé avant l'ouverture.