L'eau, un défi pour l'Agglomération

navina kaden

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De gauche à droite au premier plan : Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, Jean-Marc Azaulet, président du Syndicat du Bas Languedoc et Jacques Berge, ingénieur des eaux.
De gauche à droite au premier plan : Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, Jean-Marc Azaulet, président du Syndicat du Bas Languedoc et Jacques Berge, ingénieur des eaux. — N. KAEN / 20 MINUTES

plus que la population augmente et que les touristes affluent pendant l'été. « Il faut aussi penser de nouvelles ressources », confirme Jean-Marc Alauzet. Pour cela, deux pistes sont envisageables : augmenter les capacités de potabilisation de l'eau des usines, ou le dessalement de l'eau de mer. Des solutions qui ne coulent pas encore de source.Depuis le 1er janvier 2010, l'Agglo a pris la mesure de l'enjeu de l'eau potable, avec plusieurs objectifs. Le premier, assurer la sécurité d'alimentation de toutes les villes de l'agglomération. Le second, privilégier l'eau de source naturelle pour la consommation humaine et, en contrepartie, développer l'eau brute qui peut servir en secours et être développée pour les autres usages. Les communes situées à l'est de l'Agglomération sont particulièrement exposées à des pénuries, contrairement aux autres, qui puisent leur eau dans le Lez, la nappe phréatique de l'Hérault ou dans le canal du Bas Rhône. Mais la ressource n'est pas éternelle. « L'eau, c'est comme le pétrole », explique Jean-Marc Alauzet, président du syndicat intercommunal d'adduction d'eau du Bas Languedoc. « D'ici à 2020, elle se fera rare, et il s'agit donc de mutualiser les ressources entre Montpellier et le Bas Languedoc. » L'inauguration de l'usine d'eau Georges Debaille à Fabrègues est une première réponse à ces difficultés. D'ailleurs, elle est branchée sur la première étape du projet Aqua Domitia (voir encadré). Elle traite l'eau brute du Rhône et peut ainsi produire jusqu'à 30 000 m3 par jour. De quoi remplir près de six piscines olympiques ! Mais à long terme, cela ne peut suffire, d'autant plus que la population augmente et que les touristes affluent pendant l'été. « Il faut aussi penser de nouvelles ressources », confirme Jean-Marc Alauzet. Pour cela, deux pistes sont envisageables : augmenter les capacités de potabilisation de l'eau des usines, ou le dessalement de l'eau de mer. Des solutions qui ne coulent pas encore de source.

aqua domitia

Aqua Domitia est un projet d'extension du réseau d'eau brute du Languedoc-Roussillon. Il consiste à acheminer l'eau du Rhône par des conduites enterrées, depuis le sud de Montpellier vers des territoires des départements de l'Hérault et de l'Aude. Aqua Domitia permettrait ainsi de répondre à plusieurs problématiques : sécuriser les ressources en eau potable, préserver la qualité des milieux aquatiques et enfin optimiser la capacité d'adaptation de l'agriculture languedocienne.