Montpellier-II cherche son présidentUne élection, plusieurs enjeux

Navina Kaden

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Mercredi devant l'université. Les négociations vont bon train pour essayer de convaincre les votants.
Mercredi devant l'université. Les négociations vont bon train pour essayer de convaincre les votants. — NAVINA KADEN / 20 MINUTES

Sur le campus, on cherche aussi à élire son président. Si l'élection n'a pas posé davantage de problème à l'UM-I et l'UM-III, elle s'annonce plus compliquée à l'université de Montpellier-II. Le premier scrutin n'a pas suffit pour départager les deux candidats : Gilbert Halbout et Michel Robert espèrent, chacun, être élu aujourd'hui avec une majorité absolue de 12 voix à l'issue des trois tours. Mais voilà que les choses se compliquent.
En effet, les deux candidats n'ont pas eu assez de sièges pour cette majorité. Michel Robert détient huit sièges sur les 22 que compte le conseil d'administration et Gilles Halbout, sept. Les deux candidats doivent ainsi obtenir le soutien des sept autres élus, soit les représentants des étudiants, soit les représentants du personnel administratif et technique. A défaut d'un débat entre les deux candidats, les négociations vont bon train : « On propose même une semaine au ski à certains représentants d'étudiants », avoue une source interne.

Bien trop d'inconnues
L'élection semble donc dans une impasse. « De notre côté, on commence déjà à faire des paris », s'amuse Gabriel Holard-Sauvy, président de l' Unef à l'UM-II. Il est assez peu probable qu'il y ait fumée blanche aujourd'hui. Jusqu'à présent, aucun compromis n'a été trouvé entre Michel Robert et Gilbert Halbout et, sauf surprise, les voix des élus du conseil d'administration ne devraient pas basculer d'un camp à l'autre. Dans cette ambiance, on peut également miser sur l'arrivée d'un troisième candidat de consensus. Une hypothèse peu probable estiment certains. L'équation semble donc avoir bien trop d'inconnues pour être résolue immédiatement. W
L'essentiel, c'est d'abord de trouver un président pour l'université Montpellier-II, afin de mettre un terme à l'administration provisoire mis en place depuis le 14 avril. Car sans président élu, les décisions importantes, telles la signature des contrats de recherches ou la rénovation des locaux, sont à l'arrêt. Et puis il s'agit d'élire un pilote pour la fusion avec l'université Montpellier-I. Les deux candidats y sont favorables. Si Michel Robert privilégie la prudence et souhaite établir une charte avant ce mariage, son adversaire veut accélérer le pas. Gilbert Halbout s'est dit favorable à une fusion politique entre les deux universités dès la rentrée prochaine et une fusion effective pour 2014. Mais pour cela il faut d'abord sortir de l'impasse de l'élection et trouver un successeur à Danièle Hérrin, présidente sortante, souvent désignée comme l'une des responsables de l'échec de la fusion lors des initiatives d'excellence.

état des lieux à l'UM-I et l'UM-III

Si l'université de Montpellier-II cherche encore son président, c'est désormais chose faite dans les deux autres facultés : à l'UM-I, Philippe Augé a été réélu, tout comme Anne Fraïsse, qui a su préservé son poste à l'UM-III lors de ces élections.