lE CHANT AU CœUR DES MANIFESTANTS

maxime wazem

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Emploi, pouvoir d'achat, éducation… Ici, les grands thèmes de campagne se chantent, se scandent et se martèlent en musique. Présent à chaque manifestation, le Chœur de lutte n'a pas raté, mardi, le traditionnel rendez-vous du 1er Mai qui a rassemblé plus de 5 000 personnes à Montpellier, selaon la police.

« Chanter transcende »
Installées au pied de l'ancienne Banque de France, une cinquantaine de personnes composent le Chœur de lutte, auxquels s'ajoutent quelques badauds entraînés par le rythme des chansons partisanes. Une feuille de papier imprimée avec les paroles est distribuée à chaque chanteur. Les chants sont révolutionnaires, entraînants, les textes réinventés pour l'occasion. Face à la chorale d'amateurs, un chef de chœur professionnel : Sylvain Buttaro, ancien professeur de musique à l'IUFM. Il dirige le Chœur de lutte depuis sa création il y a plus de trois ans avec beaucoup d'entrain, quitte à grimper sur un perchoir improvisé afin que tous puissent le voir. « J'écris les paroles avec l'aide d'autres personnes, précise Sylvain. C'est un travail collectif. »
Majoritairement composé d'enseignants, le chœur s'est au fur et à mesure étoffé pour atteindre jusqu'à 200 personnes présentes sur les plus grosses manifestations. Andrée Castano, membre fidèle et retraitée de l'Education nationale, ne cache pas son bonheur de participer à ce chœur : « C'est joyeux de chanter, ça transcende, sourit-elle. Nous sommes des chanteurs amateurs de tous bords : gauche, centre… Le chant est rassembleur. » Le Chœur de lutte de Montpellier sévit lors de chaque manifestation et inspire la création d'autres chorales du genre, à Sète notamment.