La ZAT met Celleneuve en évidence

Christophe castieau

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Cent cinquante rendez-vous artistique en trois jours.
Cent cinquante rendez-vous artistique en trois jours. — photo DR

Au-delà du bilan artistique dont les échos sont très positifs, au-delà des 35 à 40 000 personnes qui ont participé à la quatrième ZAT de Montpellier pendant le week-end de Pâques, c'est surtout le bilan humain que retiendront tous les participants. Les habitants de Celleneuve en tête. « C'est très positif », se réjouit Sarah Fréby, artiste impliquée et résidente convaincue d'un quartier populaire à la réputation déformée.

« Pas un incident »
« On nous dit toujours de ne pas y aller et on a toujours raison d'y aller », sourit Frantz Deplanque, directeur adjoint de la Culture et du Patrimoine de Montpellier, pointant tout le travail de médiation réalisé en amont de l'événement. Commerçants, associations et même écoliers ont plongé avec enthousiasme dans l'aventure. « Ce n'est pas la ZAT qui s'implantait, mais bien le quartier qui accueillait », note Sarah Fréby, louant l'ambiance « très conviviale et les échanges entre artistes et habitants : on a vraiment retrouvé l'esprit du festival de rue. »
Ceux qui craignaient des problèmes de sécurité en sont pour leurs frais. « Pas un incident », jubile Philippe Saurel, adjoint à la Culture. « Beaucoup ne connaissaient pas Celleneuve, reprend l'élu de Montpellier. C'est une exigence de mettre en lumière un quartier méconnu des Montpelliérains », pousse-t-il comme une mission essentielle. « C'est une histoire très humaine qui s'est passée à Celleneuve et qui se reproduira lors des prochaines ZAT », promet Frantz Delplanque.

RENDEZ-VOUS EN NOVEMBRE

A raison de deux ZAT par an, la prochaine sera donc organisée en novembre 2012. « Plusieurs quartiers sont possibles, mais je pense qu'elle pourrait être dans un faubourg proche du centre-ville », révèle Philippe Saurel, citant les quartiers du Courreau, des Arceaux, de la Gare et de l'Observatoire... Les paris sont lancés !