Le pollen ne va pas faire de fleurs aux Montpelliérains

Nicolas Guyonnet

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Conjonctivite, asthme et rhinite sont les principaux symptômes des allergies aux pollens d'ambroisie.
Conjonctivite, asthme et rhinite sont les principaux symptômes des allergies aux pollens d'ambroisie. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

Les yeux qui piquent, le nez qui coule, et de nombreux mouchoirs en papiers dans les poches. Pas de doutes, les allergies sont de retour. Comme chaque année, c'est le pollen des cyprès qui sévit le premier et qui fait des ravages à Montpellier. « Durant ces dix prochains jours, on va atteindre le pic de pollinisation », prévient Isabelle Farrera, palynologue. Deux facteurs font de nombreuses victimes dans la ville et ses environs : la présence forte des cupressacées (cyprès, thuyas et genévriers) et la pollution atmosphérique. « Les bronches et les sinus sont sensibilisés par la pollution qui renforce les capacités des pollens », poursuit l'analyste. Le réseau national de surveillance aérobiologique publie chaque semaine sur Internet un bulletin hebdomadaire de risques de pollinisation*. La palynologue détail le dispositif : « Avant, nous utilisions un système d'alerte pour les personnes allergiques, le jour même d'un pic. Mais nous avons d'arrêter ce dispositif de mise en garde pour privilégier l'alerte en amont. » A Sup Agro Montpellier les analystes disposent de capteurs qui permettent, avec les températures, d'établir des prévisions sur une quinzaine de jours. « Cela permet de mieux prévenir le public qui, même s'il n'a pas d'antécédents allergiques, peut devenir allergique aux pollens de cyprès du jour au lendemain, à tout âge. Il n'y a pas de profil type », indique Isabelle Farrera. Une surveillance d'autant plus importante que la pollinisation du cyprès est suivie quelques jours plus tard par celle des platanes. « Et quand l'organisme est sensibilisé au cyprès, il est plus fragile et donc plus sensible et réceptif au pollen du platane. »