On achète moins et les prix ne baissent pas

Nicolas Guyonnet

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Les agences constatent des prix de vente trop hauts.
Les agences constatent des prix de vente trop hauts. — O.COMTE / MDS / 20MIUTES

L'inquiétude s'installe dans les agences immobilières montpelliéraines. Les signaux qui ont alerté les professionnels lors des derniers mois de l'année 2011 se confirment en 2012. « On constate une baisse des ventes et des prix qui stagnent », confie Bruno Cassin, président de la fédération des immobiliers. Ce phénomène est renforcé par le resserrement des conditions de crédit, l'attentisme lié aux élections présidentielles et la baisse de la solvabilité des jeunes ménages provoquée par la suppression du prêt à taux zéro « plus » pour l'achat dans l'ancien. « Les banques prêtent moins et les propriétaires surévaluent leur bien », relève Bruno Cassin. Une situation confirmée par un courtier spécialisé dans les prêts immobiliers : « On a aussi une légère hausse des taux d'intérêts. La conjoncture rend les conditions de crédit plus restrictives ».

Hausse des loyers
Selon les agents immobiliers, « les prix devraient se corriger à la baisse, d'environ 10 %, d'ici à quelque mois. Mais on n'envisage pas d'issue à cette situation », s'inquiète le président Cassin. Le phénomène a une influence mécanique sur le marché locatif. « Le turn-over est moins important, la fin de la loi Scellier entraîne une baisse de la construction de biens neufs mais on a toujours 500 habitants de plus par mois à Montpellier. On manque de logements », indique Christophe, agent immobilier. Sauf dans des quartiers dits populaires «où personne ne veut aller. On a des T4 à la Mosson pour 500 €, mais ça ne se loue pas. »

Le Tram dope les prix

« Tout le monde veut les mêmes quartiers, généralement desservis par le tram. Les gens se rapprochent aussidu centre à cause de la hausse du prix des carburants », annonce Bruno Cassin. Dans les quartiers souvent demandés, le prix moyen du mètre carré pour le neuf est de 4000 € et pour l'ancien de 3200 €.