Les étudiants lorgnent sur l'EAI

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Une tente en guise de symbole.
Une tente en guise de symbole. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

Les étudiants montpelliérains restent mobilisés sur le dossier du logement. Trois mois après des premières manifestations dans le parc Montcalm, sur le site de l'Ecole d'application d'infanterie (EAI), ils ont recommencé ce week-end. Le mouvement, lancé par le syndicat étudiant Unef, était cette fois soutenu par les syndicats professionnels CGT, Unsa et CFDT. « Nous demandons la mise à disposition du Crous des bâtiments et les anciens logements de fonction de l'armée, laissés vides depuis deux ans à l'occasion du départ de l'EAI », indique le président de l'Unef Montpellier, Gabriel Holard-Sauvy.
Selon lui, il existe « 340 chambres de type «étudiant» dont la moitié est utilisable immédiatement. Dans le contexte actuel de crise de logement, avoir autant de logements vides sur Montpellier est une aberration. L'absurdité de cette situation doit cesser au plus vite ».
L'annonce du départ de l'EAI a été faite en 2008. Depuis la mairie de Montpellier s'est portée acquéreur des 38 hectares de terrains et de bâtiments. « Nous n'avons pas trouvé d'accord avec le ministère de la Défense, à cause du prix de vente trop élevé », confie-t-on en mairie alors que des appels à projets ont déjà été lancés, et terminés, avant même l'acquisition.
Désormais c'est le préfet de région, Claude Baland, qui a mandat de négociation pour faire aboutir la vente. Ce dernier doit rencontrer le maire de Montpellier le 8 février prochain.
N.G.