du primaire à la Fac

Gwenaël CADORET

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La professeur de Chinois Frédérique Gilbank.
La professeur de Chinois Frédérique Gilbank. — G.CADORET / MDS / 20MINUTES

«Le Chinois, c'est une langue d'avenir », sourit Frédérique Gilbank, professeur à la fac de Lettres. A Montpellier, l'apprentissage de cette langue se développe à grande vitesse. Il est possible de l'étudier dès la primaire, dans les écoles Rabelais, Dante Alighieri et Sun Yat Sen. Les sections internationales des collèges Rabelais et Fontcarrade offrent neuf heures de chinois par semaine, y compris des cours de mathématiques. Dans l'attente d'une filière internationale en 2015, le lycée Jules-Guesde prépare déjà à la mention « langue orientale chinois ».
A l'université des Lettres Paul Valéry, deux licences, (LEA et LCER), un diplôme d'université et plusieurs masters sont proposés.

Un avantage sur un CV
« La demande est en augmentation constante. On compte cent-quarante étudiants en première année de licence », explique Frédérique Gilbank. Les étudiants ont l'opportunité de partir en Chine pendant un an dans des filières spécifiques partenaires de l'université montpelliéraine, notamment à Shanghaï et Suzhou. Des bourses permettent de financer le séjour. La professeur rappelle que le Chinois constitue « un gros plus sur le CV. Les besoins sont importants. Dans la région, il y a des carences dans le secteur du tourisme. » Alors, les parents soucieux de l'avenir de leurs enfants doivent-ils les pousser vers le Chinois ? L'enseignante n'en est pas si sûre. « L'idéal, c'est de laisser l'enfant faire ce qu'il aime. Si c'est une contrainte, cela ne marchera pas. »

pas difficile

« Le Chinois ce n'est pas si difficile. Il faut une régularité dans le travail. Il n'y a pas de conjugaison et les mots sont invariables. Pour se débrouiller dans la vie courante, et au travail, il faut trois ans. Les 150 premiers caractères sont les plus difficiles. On les assimile en moins de trois mois », explique Frédérique Gilbank.