Éducation et insertion pour rentrer dans le droit chemin

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Seules les récidives de faits importants sanctionnent le mineur d'un placement en centre fermé. « Il faut d'abord sortir le jeune de sa structure familiale, et de son quartier », explique le commissaire Desmartin. A la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), structure chargée de l'accueil du mineur délinquant condamné, on insiste : « il faut de l'éducatif plutôt que du répressif. On doit tout faire pour que le délinquant rentre dans le droit chemin. Il y a des moyens de les empêcher de tomber dans les délits. Si on les enferme, ils récidivent davantage ».

Un foyer d'accueil souvent rempli
Un éducateur ajoute : « nous effectuons un réel suivi. Notre but est de leur faire comprendre pourquoi il ne faut pas commettre de délits et comment on intègre les règles. C'est la seule façon de les faire sortir de la délinquance. L'insertion et l'éducation sont essentielles ». Le foyer d'accueil de douze places de Montpellier qui accueille des jeunes qui ont des problèmes d'hébergement est « très souvent rempli ».
« Ces derniers mois, on note une meilleure réponse pénale sur certains mineurs délinquants », relève Benoît Desmartin. De son côté, la PJJ conteste « une quelconque hausse de la délinquance des mineurs. Le sentiment d'impunité n'est pas réel ». « On ne néglige pas leurs délits. Mais on ne peut pas résumer ces jeunes à leurs actes. Ils ont des difficultés familiales. Ils n'ont pas trouvé leur place dans la société. C'est à nous de les aider à leur permettre de sortir du parcours du délinquant ».N.G.