Tentative d'assassinat dans le centre-ville

Nicolas Guyonnet

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Patrick Serra sortait de l'immeuble avec son vélo.
Patrick Serra sortait de l'immeuble avec son vélo. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

La scène est rare à Montpellier. Un homme fiché au grand banditisme et très connu dans le milieu marseillais a été grièvement blessé par balles hier vers 8 h 15, dans la rue d'Alger. Alors qu'il sortait d'un immeuble avec son vélo, il a reçu une balle de revolver de calibre 38 mm à l'arrière de la tête, et une autre dans le bas-ventre. Patrick Serra, 52 ans, a été transporté dans le coma au CHU de Montpellier où il a été opéré. Son pronostic vital est engagé. Touché par deux des quatre projectiles qui lui étaient adressés, l'homme a pu traverser la rue d'Alger pour se réfugier dans l'hôtel de France, à proximité, où il a été pris en charge par les responsables qui ont contacté les secours.
Selon les enquêteurs, « il s'agit vraisemblablement d'un règlement de compte. » Des témoins ont aperçu un véhicule stationné dans la rue, d'où les coups de feu ont été tirés. Il y aurait eu trois personnes dans cette berline de couleur foncée qui a pris la fuite. Cette rue est difficile d'accès en raison des travaux du tramway.
Le plan Epervier a été déployé pour retrouver les fuyards. Durant toute la matinée, des enquêteurs de la police technique et scientifique et du service régional de la police judiciaire ont travaillé sur la scène du crime à la recherche d'indices. Aucune douille n'a été retrouvée.
La victime a déjà été condamnée pour trafic de stupéfiants. Les policiers n'étaient pas au courant de sa présence à Montpellier. Un enquêteur confie à 20 Minutes que « ce genre de règlement de comptes intervient très généralement après une grosse affaire. Là, la seule qu'on ait eu à Montpellier est la découverte de la bombe le 31 décembre dernier sur le parking d'un sauna libertin. Nous sommes en train de vérifier les liens entre ces deux événements. Ils sont certainement mêlés ». Des sources proches du dossier avancent que Patrick Serra n'était « apparemment pas étranger aux affaires de racket dont sont victimes les discothèques et établissements de nuit de la région marseillaise ».