Les objectifs ont été atteints

caroline rossignol

— 

En 2011, l'Hérault dénombrait 57 400 étrangers, dont 7 700 étudiants. « On tient les objectifs », assure Nicolas Honoré, directeur de cabinet du préfet, qui insiste sur la « qualité » du traitement : trois mois en moyenne pour un titre de séjour.

Effondrement des titres de séjours. Deux types de délivrance de titres de séjour se distinguent : les visas d'un an, attribués en 2011 à 2 400 étrangers, contre 2 486 en 2010 ( -3,4 %) et les premières cartes de séjour, dont le nombre s'est quant à lui effondré de moitié en un an. 1 649 cartes ont été délivrées contre 3 192 en 2010. Un chiffre difficile à interpréter, la préfecture n'ayant pu fournir le taux d'acceptation, seul indicateur valable.
Régularisations en hausse. 37 % des demandeurs ont été régularisés en 2011, contre 34 % en 2010 (+8,8 %). Dans 10 % des cas, l'examen du dossier a été confié au secrétaire général, car ces situations « touchent humainement », révèle le directeur de cabinet Nicolas Honoré. Une cinquantaine de dossiers sont actuellement en attente. Nombre d'entre eux concernent des salariés. « Quand le métier n'est pas sous tension, on n'est pas censé régulariser, précise Béatrice Faddi, directrice de l'immigration et de l'intégration à la préfecture. Un chef de chantier a peu de chance de voir sa demande aboutir, car il y a pléthore de candidats dans le BTP. »

30 % de naturalisations en moins. 1 170 naturalisations ont été faites, contre 1 625 en 2010. Cette baisse s'explique par l'entrée en vigueur d'une nouvelle obligation : l'autonomie financière. « Tous les étudiants qui vivaient chez leurs parents n'ont pu être naturalisés, alors qu'ils l'étaient en 2010 », explique la directrice de l'immigration. En 2012, la préfecture prédit encore une « chute » avec ce nouveau critère : la maîtrise du français. « Les postulants devront avoir un diplôme au-delà du brevet des collèges ou une attestation d'un organisme agréé. » Il ne s'agira donc plus de répondre à des questions simples comme le nom du président de la République.

Reconduites à la frontière stables. Les reconduites forcées ont concerné 355  personnes (351 en 2010). Les départs volontaires ont été acceptés par 222 étrangers contre 251 en 2010.

Plus strict en 2012

Bien que le ministre, Claude Guéant, ait déjà fixé à 35 000 les reconduites à la frontière pour 2012, les objectifs à réaliser n'ont « toujours pas été notifiés par département », indique Nicolas Honoré, directeur de cabinet du préfet. « On ne sait pas combien de personnes sont en situation irrégulière  » dans l'Hérault. En 2012, les critères d'obtention de papiers seront plus stricts.