Un cursus professionnelprêt à l'emploi

Nicolas Guyonnet

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Les entreprises sollicitent l'Afpa pour le recrutement de leurs futurs salariés.
Les entreprises sollicitent l'Afpa pour le recrutement de leurs futurs salariés. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

Le chômage? Pas pour tous. Au campus de l'AFPA (association pour la formation professionnelle des adultes) à Saint-Jean-de-Védas, on promet « de nombreuses formations avec des emplois à la clé ». Cette semaine on y fête le 6 000e diplômé de l'année. « On est généralement embauché dans un garage dans les six mois après avoir décroché le diplôme à l'AFPA », explique Cédric, formateur au pôle automobile. « On s'adapte aux besoins des professionnels », ajoute Florence Balestas, la responsable des stagiaires. « Neuf apprentis sur dix trouvent un boulot dans les travaux publics ou l'industrie après l'obtention de leur diplôme. » Dans ce centre, on reproduit à l'identique les conditions professionnelles.

En reconversion
Les diplômes professionnels de l'AFPA préparent à des métiers manuels et en tension dont les offres d'emplois ne trouvent pas de candidats. « Les gens préfèrent un boulot dans un bureau plutôt qu'un travail manuel. Or ce dernier est très souvent plus qualifié et mieux payé », confie Didier Rey, directeur régional adjoint de la direction du travail et de l'emploi.
A 35 ans, Eric a été licencié d'un poste de caissier. « J'ai alors choisi de me lancer dans le bâtiment ancien. J'ai la possibilité d'avoir un meilleur salaire ou de me mettre à mon compte. Le boulot est plus intéressant. »
La majorité des apprentis sont âgés de 30 à 45 ans, souvent en reconversion professionnelle. D'autres se spécialisent grâce au droit à la formation. On peut aussi intégrer l'AFPA par un contrat de professionnalisation. Le financement du conseil régional offre la formation aux demandeurs d'emploi. Comme pour Clément, le 6 000e diplômé, ancien étudiant en Staps dont le contrat d'agent d'accueil à la SNCF n'a pas été renouvelé, « car j'étais trop diplômé ». Au chômage, il se « lance dans un secteur qui offre des opportunités d'embauches : opérateur tourneur-fraiseur ». Il séduit l'entreprise dans laquelle il effectue son stage et, avant même l'obtention de son diplôme, lui promet une embauche.