montpellier-la-grande dans un monde bien triste

caroline rossignol

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Environ 2 000 Montpelliérains ont répondu présent aux vœux du maire.
Environ 2 000 Montpelliérains ont répondu présent aux vœux du maire. — c.rossignol / mds / 20 minutes

Un discours grave, solennel. C'est la tonalité choisie hier soir par Hélène Mandroux, pour célébrer la nouvelle année. La maire de Montpellier a tout d'abord réclamé une minute de silence pour Gérard Saumade, l'ancien président du conseil général de l'Hérault décédé samedi et dont elle a « décidé » d'accoler le nom à la nouvelle salle des rencontres. Elle a ensuite énuméré « les annonces pessimistes relayées par les médias » : baisse du pouvoir d'achat, hausse de la TVA et du chômage. « Mais ici, pas de morosité ou de tristesse ». Au « triple A », elle répond une « triple bonne nouvelle : on maintient l'investissement avec 1 800 logements par an, dont 600 logements sociaux, on n'augmente pas les impôts et on préserve le bouclier fiscal pour les familles les plus en difficulté ».
Hélène Mandroux a ensuite évoqué le dernier recensement de l'Insee, faisant état de « 9 habitants de plus chaque jour à Montpellier », soulignant ainsi l'intérêt de la ville pour la jeunesse. En témoigne « la création de trois nouveaux groupes scolaires et trois crèches supplémentaires » en 2012. « Nous avons la plus forte croissance avec Toulouse. »
Une attractivité telle que Montpellier « est la seule ville française citée aujourd'hui dans le New York Times. Elle est classée 40e sur les 45 endroits où aller dans le monde en 2012. »
Dans l'assistance, quelques applaudissements. Quelques soupirs, aussi. « Elle fait beaucoup trop d'autosatisfaction et semble avoir oublié ce qui a été fait avant par Frêche » se désole Hélène, une militante socialiste. Anonyme dans le public, le président d'agglomération Jean-Pierre Moure n'a rien perdu du discours. « J'écoute avec attention », a souri celui qui était, il y a un an tout juste, invité sur scène aux côtés du maire pour les vœux. Mais les temps ont changé. Le ton se durcit. 2012 est aussi une année électorale. Une année qui divise, donc.