43 classes de plus pour les minots en 2014

caroline rossignol

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Les 118 écoles de Montpellier reçoivent 1 800 élèves, avec une moyenne de 400 de plus par an
Les 118 écoles de Montpellier reçoivent 1 800 élèves, avec une moyenne de 400 de plus par an — c.rossignol / mds / 20 minutes

«Quand tu rentreras dans ta nouvelle mairie, pense un peu à nous, au fond de nos cagibis », chantaient les petits de la maternelle Beethoven dans un clip réclamant une « école, pour de vrai ». Ils sont partiellement entendus par la municipalité. Priorité est donnée en 2012 à la reconstruction de ce groupe scolaire des Grisettes, composé de préfabriqués qui furent ravagés par un incendie fin 2009. « On va aller le plus vite possible pour que 10 classes sur 15 ouvrent dès le mois de février 2013 », insiste l'adjoint à l'Education Jean-Louis Gély. Voilà qui devrait désengorger l'école Olympe de Gouges à Ovalie, où ces élèves ont été rapatriés. Car ici, comme dans tous les quartiers neufs, les enfants sont déjà à l'étroit.

+ 20 % d'inscrits par an
A l'instar de Malbosc. Il n'aura fallut que 4 ans pour saturer les écoles Yourcenar puis Rabelais. Huit classes ouvriront en septembre 2012 dans la future école Mitterrand. « C'était le premier quartier où on a fait une politique d'accession à la propriété. On ne pensait pas qu'autant de familles s'installeraient. On a fait une erreur », reconnaît l'ancien adjoint à l'urbanisme Philippe Saurel. De même, dans le quartier Parc Marianne, en phase d'urbanisation, 10 classes ouvriront en 2013. Et non loin, à la Lironde, c'est une seconde école qui se construit. En tout, 43 classes ouvriront en ville d'ici 2014 pour absorber une hausse annuelle de 20 % des inscriptions. Les crédits de ces travaux, votés ce soir en conseil municipal, s'élèvent en 2012 à 18,4 millions d'euros.

la garderie est devenue payante

Depuis une semaine, les parents d'élèves de maternelle doivent payer 0,17 à 0,30 € l'heure de garderie. La mairie veut les obliger à inscrire leurs enfants pour mieux en maîtriser l'encadrement. La fluctuation d'un jour à l'autre est telle que le taux d'agents par enfants est souvent d'un pour 25 alors que la loi en impose un pour 10 maximum. « On est loin d'attenter au pouvoir d'achat ! » se défend Jean-Louis Gély.