La période d'essai de Tam contestée

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Eric Lacoste siège aux Prud'hommes.
Eric Lacoste siège aux Prud'hommes. — c.rossignol / mds / 20 minutes

La société de transports de l'agglomération montpelliéraine est dans le viseur des Prud'hommes. Fin octobre, le conseil condamne Tam à verser 4 000 € d'amende à un conducteur de bus ayant travaillé 6 mois avant de voir son contrat avorté. Une période d'essai jugée «  excessive », par le tribunal.« Depuis 2008, elle ne peut être supérieure à 2 mois, renouvelable une fois », explique Eric Lacoste, défenseur CGT aux Prud'hommes. Mais Tam fait appel de la décision. « Logique, répond Chantal Valette, sa DRH. Avec la CGT, nous avions signé un accord d'entreprise antérieur à cette loi de 2008, lorsque la période d'essai était de 12 mois : nous l'avons alors ramenée à 9 mois. C'est cet accord qui prévaut ». Mais pas pour la CGT, qui appelle tout ex-salarié Tam « ayant fait une période d'essai de plus de 4 mois à demander une requalification en licenciement sans cause réelle et sérieuse ». Une dizaine serait concernée chez Tam, selon le syndicat.C. R.