Les taxis menacent de durcir le mouvement

Nicolas Guyonnet

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Les passagers de l'aéroport ont été contraints à marcher.
Les passagers de l'aéroport ont été contraints à marcher. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

Un premier avertissement sans grand frais. Hier matin, pendant près de cinq heures, une cinquantaine de taxis ont bloqué le rond-point donnant accès aux quatre parkings de l'aéroport Montpellier Méditerranée. Aucun véhicule ne pouvait ni pénétrer, ni sortir de son stationnement. Les passagers des avions ont dû parcourir plusieurs centaines de mètres à pied. Le blocus était principalement assuré par des taxis travaillant à l'aéroport et dans les villages aux alentours. Aucun chauffeur de taxi de Montpellier n'a pris part au mouvement de protestation lancé par la fédération nationale des taxis, l'une des quatre organisations de la profession.
Parmi les principales revendications, « nous demandons une réforme de la loi au sujet des véhicules de transport avec chauffeur », plus communément appelés taxis low-cost, jugés comme « une concurrence déloyale ». Les manifestants demandent également « une tolérance pour circuler sur les voies de tramway ainsi qu'un meilleur accès à la gare ».

Une grève illimitée le 28
En fin de matinée, le directeur de cabinet du préfet, Nicolas Honoré, s'est déplacé et a rencontré les responsables du mouvement. Après plus d'une heure de négociations, les manifestants ont levé le blocus. « Ce n'est pas la première fois que je les rencontre. J'ai une nouvelle fois entendu leurs doléances que je fais remonter immédiatement au ministère de l'Intérieur  », confie le représentant de l'Etat. Du côté des taxis, « même si on n'a aucune certitude, on a avancé, puisqu'il s'est déplacé pour nous écouter. Ce n'est pas un magicien, seul il ne fera rien pour nous, mais il nous a promis d'appuyer notre demande auprès de Claude Guéant. » Et de prévenir : « Si nous ne sommes pas entendus d'ici au 28 novembre, date d'une manifestation interrégionale, on durcira le mouvement. On est prêt à rester plusieurs jours et à tout bloquer en dormant dans nos voitures et en campant au milieu des routes ». Ce nouveau mouvement pourrait avoir un impact sur le salon mondial professionnel du vin Sitevi qui débute à Montpellier le 29 novembre.