« Si les acteurs viennent ici, ce n'est pas pour le buzz ! »

Recueilli par caroline rossignol

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Henri Talvat, président du Cinemed.
Henri Talvat, président du Cinemed. — DR

Le festival international du film méditerranéen, Cinemed, s'ouvre ce soir et pour dix jours. L'occasion de parler de sa spécificité avec Henri Talvat, son président.

Comment se positionne le festival, 33 ans après ses premiers pas ?
Notre accent, c'est toujours de présenter l'état de santé du cinéma du sud, sur 22 pays. Preuve qu'on est reconnu dans le monde méditerranéen : on a reçu 160 longs-métrages et 450 courts pour quelques dizaines sélectionnés. Le public sait qu'il ne sera jamais déçu.
En quoi ce cinéma du sud est-il différent des autres?
C'est la Méditerranée qui a apporté la civilisation : la Grèce, l'Italie... Même dans un bon western américain, il y a une Bible. Et ça vient d'où?
Est-ce que vous ambitionnez

de concurrencer un jour Cannes?
C'est difficile. On n'est pas un festival généraliste, il y a moins de choses spectaculaires qu'à Cannes. Ici, on ne se contente pas de recevoir les gens sur leur paraître mais sur l'être. D'ailleurs, si les acteurs viennent ici, ce n'est pas pour faire le buzz sur un tapis rouge ! Il y a la rencontre. Chez nous, pas besoin d'avoir de multiples badges : au Corum, on circule, on discute facilement avec les réalisateurs.

le programme

Le thème porte cette année sur l'Egypte, en l'honneur des révolutions arabes. Le Cinemed se tient au Corum jusqu'au 29 octobre : 15 avant-premières sont prévues, 27 longs-métrages, 37 courts et 10 documentaires sont en compétition.