Mélissa (à droite), la responsable de la boutique « Les petites choses », et son équipe .
Mélissa (à droite), la responsable de la boutique « Les petites choses », et son équipe . — lou / mds / 20 minutes

Montpellier

« Les petites choses » solidaires

commerce Inaugurée hier, une boutique offre sa chance aux créateurs de mode pour enfants

Ouverte depuis mai au cœur de l'Ecusson, la boutique «Les petites choses» a été inaugurée hier. Ce magasin de prêt-à-porter pour enfants mise sur la solidarité entre créateurs pour défier la frilosité de ce marché. « Je propose les collections de la marque que j'ai créée en 2006, mais aussi celles de stylistes de toute la France », explique Mélissa Birat-Lassus, la jeune patronne. « Une chance » pour Claire, créatrice marseillaise de Sun Child. « J'ai déjà vendu pour 1 500 € de vêtements grâce à ce point de vente à Montpellier. Je mets mes créations en dépôt et récupère 85 % du prix d'achat. Mélissa garde le reste, soit 15 % seulement. Dans ce milieu, c'est du jamais-vu. D'habitude, les magasins achètent nos produits à 50 % de notre prix, et les revendent le double ». Ce coup de pouce pour faire émerger des créateurs, même concurrents, n'est pas un hasard. « C'est vraiment dur d'exister à côté des géants de la mode enfantine, constate Mélissa. En tant que créateurs, on ne peut pas espérer y vendre nos marques. »

Fabrication française
Le parcours pour se faire un nom dans le textile pour minots est difficile. Et même sur le Net, où la demoiselle croyait pouvoir bénéficier d'une « formidable vitrine » au lancement de sa marque, « Les petites choses», en 2006. « J'ai constaté que les gens y recherchent du bon marché. Mes pièces, vendues 80 € en moyenne, ne trouvaient pas preneurs. » Ses prix, elle les assume. « Je tiens à garder une partie de la production en France. Je travaille par exemple avec le dernier tricottier de l'Hexagone, à Valence, qui fabrique les bonnets et écharpes que je dessine. » Avoir sa boutique était une suite logique, « même si le choix de Montpellier n'était pas meilleur. J'ai n'ai reçu d'aides ni de la région, ni de la ville. Les nouvelles technologies ou la recherche sont valorisées, pas le textile. » Et si l'équilibre de la boutique reste précaire, la Montpelliéraine a déjà pu recruter une responsable commerciale pour tisser le réseau de sa propre marque à l'étranger.