Les incivilités ont progressé cet été

— 

Des enfants dans une piscine publique.
Des enfants dans une piscine publique. — ARNOLD / ISOPIX / SIPA

L'été a été chaud, dans les piscines. C'est en tout cas le constat du directeur général des services de l'agglomération, Christian Fina. « Des clients n'ont pas été coopératifs, dit-il. Ça a été plus prégnant cet été que les autres années : refus de payer l'entrée, bagarres et agressions verbales ont été monnaie courante, « particulièrement dans trois piscines ». Mais les bornes ont été dépassées à Neptune, où mi-juillet, un maître-nageur a été jeté à terre par un groupe d'ados contrariés de ne pas pouvoir utiliser le toboggan. Conséquences : deux jours d'ITT pour la victime et la fermeture de la piscine de la Mosson. L'employé a porté plainte et l'un des agresseurs, un mineur de 16 ans, est interdit d'accès aux piscines pendant un an.
L'agglomération, gestionnaire de ces espaces de loisirs, a quant à elle décidé de faire passer le nombre de vigiles de deux à cinq, « pour rassurer et faire revenir les familles ». Dans les jours qui viennent, de nouvelles précautions seront prises avec l'installation de caméras de vidéosurveillance et de grillages plus hauts. « La nuit, les gamins sautent par-dessus et se baignent dans le bassin découvert », témoigne un employé qui constate que l'agressivité augmente chez les plus jeunes : « Les enfants de 11-12 ans nous posent problème lorsqu'ils sont en groupe. Avant, c'était les 14-18 ans. »C.R.