stress, alcool et tabac, un quotidien qu'on banalise

Nicolas guyonnet

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Le niveau de santé est lié au lieu de vie des étudiants. En colocation, les étudiants ont des comportements excessifs
Le niveau de santé est lié au lieu de vie des étudiants. En colocation, les étudiants ont des comportements excessifs — O.COMTE / MDS / 20MINUTES

La prévention et l'information des étudiants montpelliérains sur leur santé préoccupent de plus en plus la Mep, l'une des principales mutuelles étudiantes régionales. Dès le mois prochain des campagnes de sensibilisation seront axées sur les addictions à la drogue et à l'alcool, les violences sexuelles, le sommeil et le stress. Il s'agit des principaux problèmes relevés par une enquête réalisée à la fin de l'été sur des étudiants languedociens dont la plupart sont Montpelliérains.
« Nous programmons de nombreuses opérations de sensibilisation dès les premiers mois de la rentrée, en partenariat avec le Crous et les corpos, dans les résidences étudiantes et lors de soirées », insiste Jean-Baptiste Roussouly, responsable académique de la mutuelle. Il lancera également en novembre la semaine du bien être.
Parmi les chiffres « les plus inquiétants » pour la Mep, 20 % des étudiants ont renoncé, l'année dernière, à des soins de santé pour des raisons financières. « C'est en nette augmentation depuis deux ans ». L'autre constat qui interpelle : « le paradoxe de la perception des étudiants sur leur état de forme. 94 % s'estiment en bonne santé, mais 40 % d'entre eux ne gèrent pas le stress, 25 % ont des troubles du sommeil et 9 % ont eu des pensées suicidaires lors des douze derniers mois ».
Une santé étudiante qui est conditionnée, toujours d'après l'étude, par le lieu de vie. « On note des consommations excessives d'alcool et de tabac, plus fréquentes chez les étudiants qui vivent en colocation ». L'augmentation de la consommation de cannabis et de poppers inquiète également les responsables de la Mep.