Des pâtisseries par milliers pour fêter la fin du Ramadan

caroline rossignol

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Abdelaziz, le patron des Délices du Languedoc, rue du Faubourg du Courreau, tient l'une des pâtisseries orientales les plus réputées de Montpellier. Hier, pour la fin du Ramadan, il a préparé avec un collègue 260 kg de gâteaux.
Abdelaziz, le patron des Délices du Languedoc, rue du Faubourg du Courreau, tient l'une des pâtisseries orientales les plus réputées de Montpellier. Hier, pour la fin du Ramadan, il a préparé avec un collègue 260 kg de gâteaux. — c.rossignol / mds / 20 minutes

Abdelaziz Bouzid ne connaît pas de repos. Depuis un mois, le patron de la pâtisserie orientale les Délices du Languedoc, à Plan Cabane, empaquette sans discontinuer ses petites douceurs. «Pendant le Ramadan, j'ai fait plus de 200kg de pâtisserie chaque jour, explique le patron, mais pour l'Aïd El-Fitr, j'en ai préparé encore 60 de plus, avec une trentaine de variétés différentes!» Il faut dire que la fin du mois de jeûne, célébré hier, est l'une des fêtes les plus importantes de la communauté musulmane. Les étals des gâteaux installés un peu partout dans la boutique ont été dévalisés dès la fin de la matinée. « C'est comme chez nous, ici. On trouve tout », explique Massa, 84 ans qui n'envisage pas d'arriver les mains vides à la grande fête chez ses enfants. Aïcha, fidèle cliente, s'est déjà postée devant le plat de gâteau à la semoule. « Ce sont ceux que je préfère. On va les manger dans l'après-midi, avant de danser et faire la fête ! », explique-t-elle. Si la plupart des gâteaux s'achètent en parts, d'autres, réalisés en miniatures, sont vendus au poids, comme les cornes de gazelles affichée à 8 € le kilo. « Le budget moyen ? Il n'y en n'a pas, rigole Aïcha. On mange avec les yeux pendant un mois et on voit toujours tout en gros! Mais pour l'Aïd el-Fitr, c'est encore pire. On picore tout ! ». Des gourmandises qui, curieusement, n'attirent pas que les fidèles. « Les Français sont de plus en plus nombreux à venir pendant le Ramadan. Ils ont vite compris que pendant un mois, les pâtisseries sont fraîches chaque jour ! » Quid du chiffre d'affaires de cette petite entreprise florissante ? « C'est un secret. Ce que je peux vous dire, c'est que je fais en un mois le chiffre d'affaires d'une année ! » Et si ses douceurs ont fait de l'établissement l'un des plus réputés du centre-ville, le pâtissier réalisait hier ses dernières gâteaux pour l'Aïd El-Fitr. « J'arrête tout, j'ai vendu. Cela restera une pâtisserie orientale, mais moi, je rentre en Tunisie en septembre ! »