l'incroyable percée des études en fac

caroline rossignol

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1 % seulement des bacheliers ont demandé à s'inscrire en école d'ingénieurs.
1 % seulement des bacheliers ont demandé à s'inscrire en école d'ingénieurs. — um2-jennepin

Qu'on se le dise, la fac sera tendance en 2011. C'est le constat que dresse le rectorat qui compile ces jours-ci les chiffres des admissions.
Ainsi, 11 000 universitaires sont attendus sur les bancs de la fac, contre 8 500 en 2010. L'université représente 58 % des admissions des bacheliers, contre 53 % l'an dernier. « Montpellier-I, II et III, Perpignan et Nîmes devraient se répartir équitablement les étudiants », note Olivier Brunel, le conseiller du recteur pour l'orientation. L'université des lettres de Montpellier affichait dès le mois de mars sa satisfaction face à l'augmentation des pré-inscriptions. S'il est trop tôt pour connaître les filières à la mode, il est cependant possible que le désaveu de 2010 pour les études de psycho et de STAPS (sport) se poursuive.

40 % de BTS agricoles
Second phénomène : l'explosion des BTS, avec + 16 % de demandes en 1er voeu de la part des bacheliers. Ils seront 4 500 en septembre... dont 40 % séduits par un BTS agricole (+5 %) ! « C'est assez logique, puisque nous avons cette année un afflux massif de bac pro », note Olivier Brunel. Et pour cause, juin a vu sortir la toute première génération de bacheliers professionnels en 3 ans, alors que l'ancienne génération des bacs pro en 4 ans courait toujours. Mais voilà qui ne perce pas totalement le mystère de l'engouement pour les BTS, puisque 60 % des demandes viennent de bacheliers généraux. « Ils veulent un parcours à étapes qui les sécurise, poursuit le bras droit du recteur. C'est un peu ennuyeux quand on sait que la moitié continue ensuite en fac ». Les post-ados ont donc du mal à se jeter dans le grand bain de la fac, malgré le succès grandissant de celle-ci. Contradictoire... A moins que les bacheliers décident de bouder certaines formations.
Et c'est le cas. En 2011, les demandes d'inscriptions pour les classes préparatoires aux grandes écoles s'effondrent de 10 % en 2010 à 7 %. Idem pour les écoles d'ingénieurs post-bac, qui s'écroulent de 4 à 1 %. Les IUT, et autres formations aux métiers (architectes, notaires...) n'ont plus tout à fait la côte non plus.