Le SDIS 34 confond voiture de service et de fonction

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La Chambre régionale des comptes vient de rendre son rapport sur les pompiers de l'Hérault, le SDIS ( Service départemental d'incendie et de secours). S'il en ressort une meilleure gestion financière depuis la précédente enquête en 2003, quelques interrogations subsistent sur les dépenses matérielles. Notamment sur le parc automobile, « tout à fait considérable avec environ 1 200 cartes grises, réparties entre un millier de véhicules de toutes sortes et 200 remorques ». Pointé du doigt, le carburant dont le budget est monté en flèche depuis 2004 (+ 129 %), tandis que le prix à la pompe n'a progressé que de 41%. Cette augmentation pourrait s'expliquer par une hausse des interventions, problème, d'après le rapport, « cette justification n'est pas étayée par des données chiffrées, alors même que ce poste de charges devrait bénéficier d'un suivi et d'un contrôle attentif ». Les magistrats de la Cour ont donc des doutes quant à l'utilisation réelle des véhicules de service par la direction et « le personnel assurant des fonctions opérationnelles ». Une définition suffisamment « vague » pour offrir « une liberté si étendue qu'elle est comparable à celle qui caractérise les véhicules de fonctions », remisables à domicile. Et de rappeler que justement, « le SDIS ne figure pas dans les listes des établissements ouvrant droit à un véhicule de fonctions ». C.R.

la bombe Amétyst est le prochain sur la liste

L'usine de méthanisation est la prochaine cible de la Chambre régionale de comptes, dont la mission est d'enquêter sur l'utilisation de l'argent public. Pour ce rapport publié en juin, les magistrats promettent «une étude très fouillée relançant le débat sur l'implantation d'Amétyst ». Elle détaillera « ses dysfonctionnements » : odeurs, finances, organisation…