LEs taxis ORGANISENT une grève nationale

Nicolas guyonnet

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Un mouvement de grogne national des taxis se lance à Montpellier. Depuis plusieurs jours les fédérations de taxiteurs des départements du Sud s'organisent pour lancer une protestation « de très grande ampleur », prévient le Montpelliérain André Garcia, président régional de la fédération des exploitants de taxis. Une réunion nationale décidera mercredi de la forme de la mobilisation.

«Pas les mêmes contraintes »
C'est la société dite de taxis low cost, Easy take, qui a mis le feu aux poudres. Installée à Avignon depuis plusieurs mois, elle débarque dans quelques jours à Montpellier « avec la création de 50 emplois », annonce la direction du groupe qui « exerce la profession de transporteur de personnes sur réservation », avec des tarifs selon la distance parcourue. Les taxiteurs dénoncent « une concurrence déloyale et un traitement différent entre des sociétés qui font la même activité », regrette André Garcia.
Suite à une première manifestation à Montpellier de plus d'un millier de taxis, les fédérations n'ont « pas obtenu satisfaction des rendez-vous dans les ministères. Easy Take échappe à toutes nos contraintes financières ».
La semaine dernière la cour d'appel de Nîmes a condamné Easy Take pour avoir effectué, selon des huissiers, de la maraude, interdite dans le cadre de leur activité. Elle va se pourvoir en cassation,« aucune maraude n'a été prouvée pour la simple raison qu'Easy Take ne l'a jamais pratiquée. Le jugement se base sur une déduction de deux constats d'huissier », précise la direction de la société. La justice a par ailleurs reconnu Easy Take légale et non concurrente.

low cost

« Ce n'est pas un procès contre une société mais contre un concept qui peut donner des idées à d'autres personnes et tuer notre profession », s'inquiète André Garcia. Là où est présent Easy take, l'activité des taxis a chuté de 30%.