Deux femmes sur trois accouchent à la clinique

caroline rossignol

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Les trois maternités sont à flux tendu.
Les trois maternités sont à flux tendu. — S. ORTOLA / 20 MINUTES;

Un bébé naît toutes les heures à Montpellier. Près de 9 000 en 2010. Un record de natalité depuis le boom des années 2000. Particularité : le taux d'accouchement en cliniques est supérieur de 30 % à la moyenne nationale. En témoigne Eve, qui a donné la vie clinique Saint-Roch. « La décision était naturelle : l'obstétricien qui m'a suivie pendant la grossesse faisait les accouchements là-bas. » Comme elle, deux mamans sur trois optent pour les cliniques Clémenville et Saint-Roch.

Public, privé, même diagnostic
Une décision facilitée par l'adhésion à une bonne mutuelle. « La mienne prenait en charge la différence tarifaire », souligne Eve. Car un accouchement dans le privé coûte 800 €, alors qu'il est entièrement remboursé par la Sécu dans le secteur public. Mais la clef du succès est ailleurs, à en croire Pierre Maurette, le directeur de la clinique Saint-Roch. « On doit notre notoriété à des spécialisations telles que l'allaitement maternel ou la détection de surdité précoce. Et puis la maternité a beaucoup évolué ces dernières années ». Ce qui n'est pas le cas au CHU, avec lequel les cliniques disent travailler « main dans la main ». « On fait 3 350 naissances par an », indique Bernard Hedon, chef du pôle naissance du CHU, qui assure 150 accouchements supplémentaires chaque année. Conséquence : « Il nous arrive de transférer des patientes en clinique, faute de places. La seule solution est d'injecter quelques millions pour construire une nouvelle maternité, adaptée à une ville en pleine croissance », et faire face à une surnatalité made in Montpellier.

l'ambulatoire

Au CHU, 10 % des patientes demandent à rentrer chez elles juste après l'accouchement. Une économie pour la Sécu qui n'est pas forcément souhaitable pour la maternité. Les professionnels recommandent 3 à 5 jours.