Pas de CDI, l'Etat aux Prud'hommes

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Neuf contrats aidés travaillant dans des établissements scolaires de l'académie déposent plainte contre le lycée Jean-Jaurès de St-Clément-de-Rivière. « Il est considéré comme l'employeur mais c'est une façade, explique l'avocate des salariés, Me Yehezkiely. Derrière, c'est l'Etat que l'on attaque au Prud'hommes ». Ces contrats aidés ont été proposés à des bénéficiaires de minimas sociaux, des demandeurs d'emplois et des personnes handicapées. « Ils ont une durée de un an et sont renouvelables deux à trois ans. Mais on ne leur propose pas de formations, ni de CDI », explique la magistrate qui estime que ses clients doivent être titularisés ou indemnisés. « Il y a dix jours, l'établissement a proposé en urgence à certains une formation tout en sachant que l'admission était quasi impossible. Il a eu vent des plaintes ». Hier, le proviseur du lycée, qui récupère la patate chaude, était injoignable. Cette plainte groupée, portée par le collectif de lutte contre les travailleurs précaires, est une première en France. Elle sera suivie ces jours-ci d'une nouvelle salve de cinq plaintes.C. R.