une grève de la faim pour être réintégrés

Nicolas Guyonnet

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Au dépôt, on soutient les collègues.
Au dépôt, on soutient les collègues. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

Djamel, Jimmy et Adil entament aujourd'hui leur quatrième jour de grève de la faim. Ils ne boivent que de l'eau et du thé. « On tiendra jusqu'au bout », lancent-ils devant leur tente géante installée à l'entrée du dépôt de bus de la Paillade, où ils passent jours et nuits depuis vendredi matin.

Soutien des chauffeurs de la TaM
Ils protestent contre des licenciements qu'ils estiment abusifs pour maladie de courte durée à répétition. Les trois hommes s'annoncent déterminés et stopperont leur action « quand le directeur de la TaM annoncera la réintégration des trois licenciés ». Djamel, l'un des trois chauffeurs, est également responsable CFTC : « Je ne me suis pas mis en maladie pour avoir des congés. J'étais à bout physiquement et moralement. Cela pose un problème de sécurité pour les passagers du bus. Nos conditions de travail sont difficiles », explique Jimmy. Et de détailler : « On n'est pas en sécurité. On nous demande de faire des parcours plus vite, il y a aussi de nombreux travaux. Et on nous refuse toujours des augmentations de salaire ».
Hier en début d'après-midi chacun des chauffeurs de bus qui entrait ou sortait du dépôt, s'arrêtait pour soutenir ses ex-collègues : « Le moral va bien? Prévoyez des bâches, demain il pleut. Courage ». Leurs amis et proches sont également à leurs côtés. « Un soutien important qui fait que l'on n'a pas le temps de penser à la faim », conclut Djamel.

réaction

Joint hier, le directeur de la TaM Jean-Luc Frizot explique : « Je ne me désintéresse pas d'eux, mais je ne céderai pas à ce coup non légitime. Cet absentéisme répété n'est pas compatible avec le métier de conducteur. Leur travail n'est pas facile mais on œuvre pour améliorer leurs conditions de travail ».