Le meurtrier présumé arrêté

Nicolas Guyonnet

— 

Le procureur, Brice Robin .
Le procureur, Brice Robin . — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

La police judiciaire a identifié l'auteur présumé du meurtre d'une étudiante de 21 ans, le 10 août dernier, dans le quartier Hôpitaux-Facultés. Ludmila a été retrouvée tuée de huit coups de couteau avec un adhésif sur la bouche, dans le bureau de tabac de ses parents, où elle travaillait.
Vendredi soir, Ayoub B., un Marocain de 26 ans en situation irrégulière a été interpellé par les policiers, dans le même quartier. Il a été confondu par son ADN présent sur la scène du crime et sur une casquette retrouvée proche du lieu de l'assassinat sur laquelle se trouvait du sang de la victime.

Il avoue puis se rétracte
Lors de sa garde à vue, « il a reconnu les faits avant de revenir sur ses aveux lors de son audition devant le juge d'instruction », confient les enquêteurs. « Les preuves sont suffisantes pour le placer en détention provisoire », confirme le procureur de la république Brice Robin.
Le jeune homme, inconnu des services de police, résidait dans ce quartier Hopitaux-Facultés. Il était un client habitué du bureau de tabac où travaillait la victime. La famille de Ludmila a suspecté cet homme qui, soudainement, n'a plus fréquenté l'établissement depuis le matin du meurtre. « Il y est revenu plusieurs fois depuis le début de l'année. Nous avons alors mis en place un dispositif pour l'identifier et l'interpeller », explique le patron du SRPJ, Gilles Soulié. Lors de ses aveux, l'auteur des faits a indiqué avoir paniqué lorsque la buraliste a crié. « Il lui a donné des coups de couteau pour la faire taire et lui prendre la somme de 130 euros. Il a confié aux enquêteurs avoir jeté le couteau du crime dans la Mosson, au niveau de la Paillade », ajoute le procureur.
Ayoub est arrivé en France en mars 2009 pour rejoindre sa femme. « Il était sans emploi et n'a jamais fait de démarche pour régulariser ses papiers ».
L'argent semble être l'unique mobile du meurtre.

violence

Les enquêteurs et le procureur sont surpris « par la violence des faits et le profil du suspect Il est inhabituel et surprenant de débuter dans la délinquance par un acte aussi grave ». L'assassin présumé encourt la réclusion criminelle a perpétuité.