redonner vie après les incendies

Caroline rossignol

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L'un des 500 arbres replantés hier dans la garrigue de la Mosson.
L'un des 500 arbres replantés hier dans la garrigue de la Mosson. — o.roirand / mds / 20 minutes

500 arbres ont été replantés hier matin, sur les collines de la Mosson. Le 30 août dernier, un incendie, parti de Grabels, court vers Juvignac. Ses flammes lèchent une partie de Montpellier, à hauteur de la Mosson. 5 000 mètres carrés de garrigue sont brûlés. La ville de Montpellier a entrepris de reboiser rapidement la zone. «Il faut intervenir vite, pour des raisons de sécurité », indique Thibault Philippe, de Philippe Frères, l'entreprise de paysagistes qui mène l'opération. « Souvent, lorsque les pins ont brûlés, ils tombent au bout d'un an. » Sans oublier les problèmes de ravinement : puisqu'il n'y a plus d'arbres pour tenir le sol, l'érosion est plus importante notamment lors de fortes pluies.

Pas de résineux
« Nous avons replanté un arbre tous les deux mètres. » Mais pas question d'y mettre des pins, véritables brasiers en cas d'incendie. « On a choisi des feuillus, moins inflammables : arbousiers, micocouliers, aulnes, frênes », explique Thibault Philippe. Il aura pour mission de débroussailler régulièrement, afin d'éviter la colonisation du chêne kermès, qui transforme le sol en garrigue. Quant aux plants, ils devront être arrosés pendant deux ans.
Au total, l'opération coûte 21 000 euros à la Ville. Un travail colossal, pour un périmètre, pourtant restreint, d'un demi-hectare seulement. Pour rappel, ce même jour du 30 août, un autre incendie a détruit, du côté d'Assas, pas moins de 3 000 hectares. Pour reboiser à son tour ce secteur, il faudrait donc... 3 millions d'arbres.
Voilà qui donne une idée de ce qui reste à accomplir pour redonner vie à la garrigue héraultaise.