malbosc, stop au « poumon noir »

caroline rossignol

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Pierre Garcia, devant la route zone 30 qui traverse le parc de Malbosc, rue Aglaé Adanson.
Pierre Garcia, devant la route zone 30 qui traverse le parc de Malbosc, rue Aglaé Adanson. — c.rossignol / mds / 20 minutes

Un pique-nique géant pour dénoncer une circulation saturée à Malbosc. Voilà l'idée de l'association des riverains et usagers du parc Malbosc. Sorti de terre il y a à peine trois ans, le quartier, situé à la croisée des Cévènnes et de la Mosson, est devenu un « poumon noir », selon Pierre Garcia, le porte-parole de l'association. En cause, l'ouverture à la circulation de la rue Adanson « conçue, à l'origine, pour être piétonnière. » Une voie qui découpe, de part et d'autre, le parc de 33 hectares. Problème, c'est devenu un raccourci pour nombre de Montpelliérains. « Au lieu de prendre la route qui suit le tracé du tramway, en forme un U, ils coupent à travers notre quartier pour rejoindre la Mosson. »

Division sur la fermeture
Il y avaient bien des bornes, sensées bloquer l'accès la nuit, mais des « petits malins ont compris qu'en sautant de dessus, elles se baissaient ». Quant aux barrières suspendues anti-camions, elles sont « cassées depuis longtemps ». Résultat, même les 38 tonnes emprunteraient régulièrement le passage. Une pétition de 80 signataires en colère a déjà été envoyée il y a quelques mois aux services de la ville. « On nous a mis des ralentisseurs, mais ça ne résout rien. Ce passage a été ouvert il y a près de deux ans pour désengorger. Total, ça créé un appel d'air », témoigne Pierre Garcia. Qu'importe. La fréquentation rend désormais impossible la fermeture de la fameuse rue. C'est en tout cas l'argument de Philippe Thinès, l'élu de quartier. D'après lui, « les Malbosciens sont divisés, puisqu'eux-même l'utilisent.» Dans quelle mesure la route cristallise-t-elle les tensions des riverains ? Réponse, demain, dans le parc, à l'heure du déjeuner.