« la ville-centre doit présider la communauté »

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Le maire de Montpellier Hélène Mandroux revendique la présidence de l'Agglo depuis 2008.
Le maire de Montpellier Hélène Mandroux revendique la présidence de l'Agglo depuis 2008. —

Pourquoi vous présentez-vous

à la présidence de l'Agglo ?
J'ai toujours pensé, comme avant moi François Delmas et Georges Frêche, que la ville-centre devait également présider la communauté d'agglomération. C'était la volonté de Georges Frêche qui a imposé que la moitié des élus de l'agglomération soient des élus de la ville-centre. Je vais rencontrer Jean-Pierre Moure cette semaine et je vous dirai quelle est ma décision après cette rencontre. Ma priorité, c'est avant tout que les projets de Montpellier ne soient pas oubliés, ce que, j'en suis sûre, aucun maire ne pourrait accepter.

En quoi êtes-vous plus légitime

que votre challenger ?
En 2014, on ne se posera plus la question. Les travaux du Comité Balladur ont prévu que l'élection au suffrage universel des élus d'agglomération identifierait le maire de la ville-centre comme le futur président de l'agglomération. Il s'agit là d'une logique de territoire, d'intérêts au profit de tous les habitants du bassin de vie, comme d'une logique de moyens.
De quels soutiens bénéficiez-vous ?
Ne comptez pas sur moi pour vous livrer à des calculs d'apothicaire ! Je me donne le temps de mener à bien des discussions réfléchies. L'heure est venue pour un changement de gouvernance. Ne trouvez-vous pas ridicule une ligne de tramway qui s'arrête à Pérols au lieu d'aller jusqu'à Palavas ? Laissons les bisbilles ridicules. La politique ne se fait pas avec les tripes, elle se fait avec la tête !

En cas de victoire, maintiendrez-vous les projets engagés par l'Agglo ?
Il n'y aura ni victoire, ni défaite, car je suis sûre que Jean-Pierre Moure et moi aurons l'intelligence de trouver un accord avant, et le projet proposé aux élus de l'agglomération sera un projet commun dont nous débattrons le jour de notre rencontre.