Les candidatures pleuvent pour succéder à Georges Frêche

caroline rossignol

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Ils veulent tous le trône. Après Christian Bourquin, désigné vendredi dernier par ses pairs de la majorité régionale, c'est au tour de l'UMP Stephan Rossignol et de la frontiste France Jamet de lever le doigt. Ils soumettront tous trois leur candidature à la succession de Georges Frêche, le 10 novembre prochain, en conseil. Les dés, pourtant, sont jetés d'avance. Christian Bourquin a derrière lui les 43 membres de sa majorité socialiste et apparentés, alors que Stephan Rossignol dispose d'un vivier de 13 voix et sa rivale du Front national, de 10 soutiens. « C'est une candidature symbolique, mais cela nous donnera l'occasion de distribuer un texte à tous les conseillers pour afficher notre positionnement », indique le maire UMP de La Grande-Motte. Il propose « moins de clinquant, plus d'interventions. » L'élu reproche à la région de s'être « occupée d'actions qui n'était pas dans ses compétences » et appréhende de voir l'actuel président du conseil général des Pyrénées-Orientales aux manettes. « Je crains que Bourquin veuille faire du Frêche, sans en avoir la capacité. Il est austère. Quand il présidait les sessions du conseil régional lors de ses absences, il ne nous laissait pas la parole. Il a des positions plus dures. Au moins, ça aura le mérite de clarifier les débats entre la majorité et l'opposition, ce qui, avec Frêche, n'était pas limpide. »
France Jamet, estime pour sa part que sa candidature est naturelle. « Evidemment, que je me présente ! Ce n'est pas parce que les dés sont pipés qu'il faut faire profil bas. » La conseillère régionale voit elle aussi d'un mauvais œil l'élection du Catalan. « J'ai toujours eu le verbe haut, la parole assez libre, du temps de Frêche. Mais Bourquin n'a pas de vision, il va piétiner la démocratie comme il l'a fait à chaque vice-présidence ». Qu'importent les discours, au cabinet de Christian Bourquin, on est serein : « C'est écrit d'avance. »