Le soutien aux jeunes homos est en péril

Nicolas guyonnet

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Frédéric Gal, directeur du Refuge.
Frédéric Gal, directeur du Refuge. —

La deuxième ville gay de France a du mal à soutenir sa population homosexuelle. L'association d'accueil temporaire de jeunes homosexuels en rupture familiale et victimes d'homophobie, le Refuge, est inquiète pour son avenir. Cette structure unique en France, née à Montpellier en 2003 et déclinée à Paris et Marseille, connaît des difficultés financières. « Nous ne sommes pas sûrs de boucler le budget de cette année. Nous avons des doutes pour 2011 », confirme le directeur du Refuge, Frédéric Gal.
Chaque année, l'association reçoit à Montpellier près de 300 demandes d'hébergement pour dix places. Plus de 150 personnes sont accompagnées par des conseillers sociaux, psychologiques et professionnels. Nicolas Nouguier, fondateur du Refuge regrette « l'absence d'implication des collectivités dans le dispositif ». Depuis quelques semaines ,le Refuge alerte sur sa santé financière. Sans aide, des chambres dans lesquelles les jeunes homosexuels sont hébergés entre trois et six mois seront supprimées. L'accompagnement tout au long de l'année auprès de personnes non hébergés par le Refuge est également en péril. Depuis le cri d'alarme, le préfet a alerté le secrétariat d'Etat chargé de la Famille et de la solidarité, pour des crédits supplémentaires. La ville de Montpellier votera lundi une subvention exceptionnelle de 3 000 €. « C'est bien, note-t-on au Refuge, ça nous permet de tenir quelques semaines de plus, mais ça ne suffit pas ».