une dernière journée au pied de son bureau

nicolas guyonnet

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Plusieurs milliers de personnes ont passé quelques instants devant le cercueil du président de la région Languedoc Roussillon, Georges Frêche. Des anonymes mais aussi ses proches en politique, ses collaborateurs, et sa famille : sa fille Julie (en haut à droite) et sa veuve, Claudine, aux côtés de l'ex 1er secrétaire du PS François Hollande (en bas à droite).
Plusieurs milliers de personnes ont passé quelques instants devant le cercueil du président de la région Languedoc Roussillon, Georges Frêche. Des anonymes mais aussi ses proches en politique, ses collaborateurs, et sa famille : sa fille Julie (en haut à droite) et sa veuve, Claudine, aux côtés de l'ex 1er secrétaire du PS François Hollande (en bas à droite). — Photos N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

L'affluence a rarement été aussi importante au pied de l'hôtel de région. Hier matin, dès 8 h, les premières personnes se sont recueillies devant le cercueil du président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, décédé dimanche à l'âge de 72 ans. En début de soirée, des amis et personnes voulant lui rendre un ultime hommage étaient encore présents.

Des milliers de personnes
Parmi les premières visites, on note celles des personnalités comme la maire de Montpellier Hélène Mandroux, puis celle du président du conseil général, André Vézinhet.
Ensuite, de nombreux élus et personnes publiques ont défilé dans la chapelle ardente installée sous l'arche du bâtiment. Le cercueil est recouvert d'un drapeau tricolore. Sur ce drapeau, une rose rouge, symbole de la famille socialiste. Devant ce cercueil était déposé sur un pupitre la toge universitaire rouge et blanche de celui qui était professeur de droit romain à l'université Montpellier-I. Au dessous, des roses rouges se sont amoncelées au fil des heures.
On a pu croiser les élus de la ville, de l'agglo, de la région, de nombreux socialistes, communistes, des représentants des communautés juive, maghrébine, gitane, des personnalités du monde de la culture, ceux du sport. Tous ceux qui ont côtoyé, croisé ou travaillé avec Georges Frêche. Plusieurs milliers de personnes, pouvait-on avancer en fin de journée.
Près de 40 livres de condoléances
« Salut Jojo, je t'aimais bien. Daniel. » « Merci pour tout. Francis. » « Ta sagesse traversera les siècles. Renée. » « Seuls les rêveurs font avancer le monde. Merci. Christian. »
Quand ils ne se recueillaient pas quelques minutes devant le corps entouré de nombreux bouquets, les Montpelliérains et autres personnes venues rendre hommage à Georges Frêche ont signé les livres de condoléances. En fin d'après-midi on en dénombrait quarante-deux, pour la plupart remplis.

« On oubliera ce qu'il a pu dire »
En milieu de matinée, c'est Julie Frêche, l'une des filles du défunt, qui a fait son apparition. Elle a été saluée par de nombreuses personnes. La veuve du président de la région, Claudine Frêche, a elle passé une large partie de l'après-midi au pied de l'hôtel de région. En fin de journée, elle a été rejointe par l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande.
Celui même qui l'avait exclu du PS en 2007 a confié : « On était sur des désaccords mais toujours avec respect. Georges Frêche était un homme qui avait une plus grande sensibilité qu'on ne le dit. Il savait aimer les autres et il était donc aimé d'eux. On gardera ce qu'il a fait et on oubliera ce qu'il a pu dire. On doit regarder la trace qu'il a laissé. Elle est profonde ». Et d'insister : « on se parlait toujours franchement et affectueusement. Je le considérais toujours comme un socialiste. »