Un campus dessiné à quatre mains

caroline rossignol

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La route de Mende sera piétonnière.
La route de Mende sera piétonnière. — PRES

Le hasard a bien fait les choses. C'est un collège d'architectes locaux qui a été retenu pour mener à bien le projet urbanistique de l'Opération Campus. Le jury a connu des débats « houleux », d'après Dominique Deville de Perière, la présidente du Pres, le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur dont la mission est de piloter l'opération et d'accompagner la fusion des trois universités. Tant et si bien qu'une deuxième équipe d'architectes, californiens cette fois, a aussi été désignée pour travailler sur la ville-campus. De quoi mettre tout le monde d'accord.

Coulée verte
D'un côté donc, N+B architectes, composé d'un architecte de Los Angeles et deux paysagistes locaux, s'occupera de l'axe est-ouest. Ce collège s'attachera à casser la route de Mende, véritable ride qui a creusé le sillon entre les universités Montpellier-II et III. A la place, une coulée verte servira de collagène pour homogénéiser les deux sites : ce sera l'avenue de la Nouvelle Université, entièrement piétonnière le long de la future ligne 5 du tram. Autre idée forte, la construction d'un pôle de connaissances qui pourrait abriter la nouvelle médiathèque de l'agglomération.

Coulée bleue
Reste l'axe Nord-Sud, auquel s'attellera Hargreaves, l'équipe américaine. Son projet ? Faire de Montpellier la ville de l'eau par excellence. Logique, pour une cité qui en a fait un pôle de compétitivité à vocation mondiale. Il ne manquait que le blason, Hargreaves l'a cousu. Ce sera Hydropolis, un édifice probablement conique, coulé dans un bassin de rétention qui servira de base de travail pour la recherche en zones humides.
Ensemble, les deux équipes dessineront donc cette ville-campus, main dans la main avec la Ville. Quant à la Région, elle mettra sa touche en aidant à la réhabilitation du bâti. A commencer par la fac de médecine et le pôle chimie Balard. Les tout premiers chantiers devraient être livrés en 2015. Mais il faudra attendre 2017 pour que le campus prenne vie.

le compte est bon

Les 325 millions d'euros (M€) de dotations de l'Etat sont déjà, prêts à être débloqués aux premières phases du chantier. La région apporte 162,5 M€ et la Ville, 50 M€.