Les lycéens durcissent le mouvement

caroline rossignol

— 

Les barricades du lycée Mermoz.
Les barricades du lycée Mermoz. — n.guyonnet/mds/20minutes

Ils étaient environ 5 000 a s'engouffrer dans les rues de Montpellier, hier. Un mouvement qui a éclaté aux premières heures du jour dans différents lycées, constellant la ville de rassemblements sporadiques. Un peu plus tard, les lycéens de Joffre, Jean-Monnet, Clémenceau, Mermoz, Mas de Tes ou encore Pompidou se rejoignent rue Foch, entre le Peyrou et la Comédie. «Si les seniors restent sur le marché du travail, les jeunes qui vont y entrer, eux n'en auront pas. Qu'est-ce qu'on va faire? », Interroge Marie, en terminale à Clémenceau. « Toutes les réformes sont passées en force à l'Assemblée ou au Sénat. C'est intolérable, c'est quand même nous qui les élisons! », s'insurge un autre manifestant de Joffre.

Pas de police
Et dans ce cortège improvisé, aucune force de l'ordre. « On croirait que c'est fait exprès pour que ça dégénère », lance un lycéen. Et c'est ce qui s'est passé, Halles Jacques-Coeur. Un petit groupe a brisé les vitres de commerces et commis des vols. Devant le lycée Mermoz, d'autres ont incendié des containers à poubelles, comme mercredi. Mais cette fois, il n'y avait pas d'enseignants pour réduire la casse. Eux-même étaient en grève. Des lycéens qui semblent plus déterminés que jamais à poursuivre leur mouvement. Reste à savoir combien de temps il peut durer. La manifestation de ce samedi sera déterminante.

6e manifestation anti-retraite demain

Le défilé partira demain à 14h30 des Rives du Lez pour une arrivée au Peyrou. Il faut donc s'attendre à des perturbations de circulation en voiture, mais aussi dans les transports en commun. Le personnel de la SNCF a notamment reconduit sa grève aujourd'hui (seul 37% des TER circuleront) et devrait la poursuivre encore demain.