La préfecture régularise trois des 67 dossiers en attente

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Une radicalisation se profile.
Une radicalisation se profile. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

« Les sans-papiers montpelliérains n'en peuvent plus. Ils sont à bout », confie Benoit Guerrée, porte-parole de la coordination des comités de soutien aux sans-papiers. La préfecture vient d'annoncer la régularisation de trois situations sur les 67 demandes déposées en mai dernier. « 11 dossiers sont en cours d'instruction, 3 sont incomplets, 19 refus de séjour sont notifiés et 31 refus de séjour sont décidés pour des dossiers qui ont déjà fait l'objet de la même décision », indique la préfecture. Une décision qui alerte la coordination : « Le taux de régularisation est dix fois inférieur au taux habituel, 60 %, lors des dépôts collectifs via la coordination ».
Une autre décision de la préfecture les inquiète : « Le recours formé par un étranger en situation irrégulière contre un refus de séjour devant le tribunal ne fait pas obstacle à une mesure d'éloignement », rappelle le directeur de cabinet du préfet. Et Benoit Guéré de protester, « Avant, on nous accordait un délai d'attente avant expulsion pour connaître la décision du tribunal concernant les recours ». Des manifestations sont prévues par les comités de soutien, mais du côté des sans-papiers, on préfère la radicalisation du mouvement. Cette option n'est pas le souhait de la coordination, « mais ce sont les sans-papiers qui décideront. Ils pourraient faire une grève de la faim massive ou occuper un lieu public ». N. G.