« des traces de vie récentes »

recueilli par nicolas guyonnet

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La photo de Stéphane Taponier et d'Hervé Ghesquière est affichée sur l'opéra Comédie.
La photo de Stéphane Taponier et d'Hervé Ghesquière est affichée sur l'opéra Comédie. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

Le Montpelliérain Stéphane Taponier et son collègue Hervé Ghesquière, journalistes à France 3, sont retenus en otage en Afghanistan depuis décembre 2009. Le frère de Stéphane décrit pour 20 Minutes son attente, interminable.

La récente annonce d'une possible libération de votre frère et d'Hervé avant noël vous a-t-elle rassuré?
Ce qu'a rendu public le chef d'état major des armées, nous le savions depuis plus d'un mois. Nous nous étonnons de cette annonce car le président Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il ne la cautionnait pas.
Ce n'est donc pas

une bonne nouvelle ?
Au début ça l'était. Mais cette opposition présidentielle nous interroge. Soit c'est un écran de fumée par rapport aux otages du Niger, soit c'est une main tendue aux terroristes. On nous a demandé de ne pas en parler car ça risquait de mettre en péril leur sécurité. Maintenant, les autorités en parlent. On ne sait plus.
Êtes-vous inquiets?
Il y a eu des contacts avec Stéphane et Hervé et nous avons eu des traces de vie récentes. Mais on nous demande de ne pas en dire davantage.
La surmédiatisation

de leur enlèvement est-elle utile ?
Comment vivez vous

cette attente depuis neuf mois?
C'est de plus en plus difficile. Ce décompte effectué dans les médias chaque jour est épuisant. On y pense plus de trente fois par jour. Le soutien nous touche mais nous aimerions que ça se termine rapidement.