Vélo : C’est quoi ces repose-pieds pour les cyclistes testés à Montpellier ?

MOBILITES Grâce à ce dispositif, les cyclistes évitent de poser le pied à terre en attendant que le petit bonhomme passe au vert

Nicolas Bonzom
L'un des repose-pieds testé à Montpellier.
L'un des repose-pieds testé à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • La métropole de Montpellier teste, sur l’avenue de Nîmes, des repose-pieds, pour les cyclistes : ces dispositifs leur évitent de poser le pied à terre.
  • « C’est quelque chose que l’on ne voit pas en France, mais que l’on voit beaucoup à l’étranger », explique Nicolas Le Moigne, le président de l’association Vélocité.
  • Si l’expérimentation est un succès, ces aménagements seront généralisés.

Si vous êtes un.e habitué.e de l’avenue de Nîmes, à Montpellier (Hérault), peut-être avez-vous constaté qu’il y avait quelque chose de nouveau, de part et d’autre du passage piéton, en direction de l’avenue Saint-Lazare. Une rambarde, dotée d’une sorte de petite marche. « Au début, je pensais que c’était un banc ! », se marre un trottinettiste, qui s'accoude sur la barre métallique, en attendant de traverser la route.

Il s’agit, en fait, d’un repose-pieds. Cela permet aux cyclistes, quand le feu est rouge, de stabiliser leur bicyclette, et d’éviter les galères au redémarrage, une fois que la voie est libre. Un aménagement encore peu répandu, mais que la métropole de Montpellier a décidé de tester, sur ce chemin où les vélos sont nombreux. Et les quelques cyclistes qui s’arrêtent quand le petit bonhomme est rouge étaient plutôt intrigués, ce vendredi, par ce nouveau dispositif. « C’est une bonne idée, c’est pratique ! », se réjouit une cycliste.



« C’est quelque chose que l’on ne voit pas en France »

Pour Nicolas Le Moigne, le président de l’association Vélocité, qui défend la pratique du vélo en ville. « C’est quelque chose que l’on ne voit pas en France, mais que l’on voit beaucoup à l’étranger. C’est, pour le cycliste, une question de confort », note le militant de la Petite reine. Mais pas seulement. « Sur les intersections dangereuses, là où certains cyclistes, parfois, qui ne respectent pas les feux, et qui passent au rouge, cet aménagement est aussi pour lui indiquer qu’il doit s’arrêter. »


La métropole veut obtenir des retours d'usagers, avant d'éventuellement généraliser ces dispositifs.
La métropole veut obtenir des retours d'usagers, avant d'éventuellement généraliser ces dispositifs. - N. Bonzom / Maxele Presse

La métropole espère recueillir des retours d’usagers, qui ont testé ces deux prototypes. « En fonction des résultats de cette expérimentation, indique la collectivité à 20 Minutes, le dispositif le plus pertinent pourra être déployé sur l’ensemble du réseau cyclable. »